
| © Photographie Maël NOZAHIC • Hyène. Aquarelle sur papier, 21x29,7 cm, 2009. |
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École Européenne SupÉrieure d'Art de Bretagne |
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| Maël NOZAHIC 2009 option Art, Quimper L’ ère de la raison et de la science sombre dans un paradoxe grinçant. Déforestation, catastrophes d’origine humaine ou naturelle, pollution, épuisement des ressources, détraquement climatique, montée des océans. Chaque jour on nous annonce à la télévision ou sur Internet que le grand dérèglement incontrôlable prévu par les scientifiques se rapproche, l’inquiétude se fait sentir. Cette angoisse actuelle de l’homme face à son devenir et à celui de sa planète s’apparente tout à fait au mythe du déluge et à l’avènement du chaos. La boîte de Pandore semble avoir été ouverte pour de bon. Un glissement s’opère. Dans ma pratique picturale, la peinture me permet alors d’avaler, de transformer et de digérer toutes ces images et informations issues des médias : la toile et le papier en accueillent les métamorphoses qui puisent également leur inspiration dans l’histoire et l’ histoire de l’ art. Ainsi, dans mon théâtre fantasmagorique, des chimères antiques réinterprétées côtoient les animaux transgéniques dans un paysage post-apocalyptique. Les êtres «mutants» ne sont plus le résultat de l’évolution mais des explosions nucléaires et des épandages de pesticides. Les nouveaux abysses sont parsemés des vestiges humains et le sacré reprend du service pour couronner le tout. La re-création du monde qui advient après le cataclysme est ici mise en scène, exposant tous ses résidus intemporels dans une tragi-comédie à mi-chemin entre cauchemar et conte métaphorique. |